Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF)

Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose de cet article, c’est qu’une consommation régulière d’alcool pendant la grossesse peut avoir des conséquences dévastatrices pour bébé.

Le constat

Lorsqu’une femme enceinte boit, son taux d’alcool dans le sang est le même que pour son bébé ; mais le fœtus – du fait de son faible poids et de l’immaturité de ses reins et de son foie – est proportionnellement plus affecté par l’alcool que la mère.

Plus la consommation se produit précocement lors de la grossesse, plus les risques pour l’enfant seront avérés.

Ce sont plus de 8000 enfants qui naissent en France aujourd’hui avec des troubles causés par l’alcoolisation fœtale, soit environ un bébé toutes les heures !

Que risque votre enfant ?

Sachez-le : le SAF (syndrome d’alcoolisation fœtale) est la principale cause non génétique de handicap mental de l’enfant.

Il provoque de nombreux troubles. Parmi eux, on retrouve :

  • des anomalies faciales ;
  • un retard de croissance ;
  • des troubles du comportement, de l’apprentissage, de l’attention mais aussi de la mémorisation ;
  • certains types de malformations de la boîte crânienne ;
  • des retards au niveau psychomoteur du fait d’un système nerveux central malmené.

les effets de l'alcoolisation foetale

Détecter un enfant victime d’un syndrome d’alcoolisation fœtale

Les troubles passent d’abord inaperçus. Ils sont peu visibles sur un très jeune enfant. En général, on les remarque au moment de l’entrée en crèche ou à l’école maternelle. Il arrive aussi qu’ils se manifestent au début de l’école primaire vers 6/7 ans, au moment où le cerveau gagne beaucoup en maturité.

Dans les cas les plus évidents de SAF, l’enfant présente des anomalies faciales, un retard dans sa croissance mais aussi des troubles cognitifs sévères.

Pour les cas plus modérés, on retrouve des enfants avec des troubles de la concentration et de la mémoire, induisant l’échec scolaire. Au niveau du comportement, les symptômes constatés sont des difficultés à se contrôler, une grande impulsivité et peu d’empathie. Difficile alors de mettre le doigt sur un trouble causé par l’alcoolisation fœtale (TCAF) car ces symptômes s’apparentent à bien d’autres choses. Il convient de réaliser un bilan de santé panoramique avec une équipe médicale pluridisciplinaire pour éliminer toutes les causes possibles. Ainsi, on pourra confirmer la thèse du syndrome d’alcoolisation fœtale.

Guérir ?

Les troubles causés par l’alcoolisation fœtale dureront toute la vie de votre enfant. Un dépistage précoce est indispensable pour épauler les petits patients atteints ; malheureusement, même pris en charge tôt, ce qui les attend est bien triste.

Dans ces conditions, comprenez que la tolérance zéro est de rigueur. Aucun verre pendant la grossesse et idéalement aucune goutte d’alcool peu avant la conception. Pensez aux ravages que cela va provoquer sur votre bébé.

Si vous avez bu un ou deux verres sans savoir que vous étiez enceinte, les risques demeurent modérés. Parlez-en à votre obstétricien qui examinera avec rigueur l’échographie morphologique du 5ème mois afin de détecter toute anomalie faciale.

N’hypothéquez pas le futur de votre enfant pour de l’alcool. Sevrez-vous avant la conception.

Crédit photo : Montroucous (https://www.mont-roucous.com/)

Auteur : Alexandra Le Dauphin

Alexandra Le Dauphin est rédactrice web chez Drôle de Plume et auteure de 3 ouvrages "Célibataire, faut pas t'en faire", "Au boulot Chômette "et "Matéli fait son tri".

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