Parler des choses difficiles à ses enfants… L’après-attentat.

Notre pays a été frappé par la haine, des images choquantes ont circulé, les pleurs, l’incompréhension et au milieu de tout cela, nos enfants. Secoués. Déstabilisés. Face à l’horreur, que faire ? Que dire ?

cotebebe.fr tente de faire le point sur ce douloureux sujet.

Quelques conseils pour faire face sans alarmer votre enfant

1) N’ignorez pas le sujet

Quand on fait face à une nouvelle grave (décès, attentat…), l’information parviendra tôt ou tard à l’enfant. Mieux vaut ne pas la lui cacher. Les écoliers échangent entre eux, exagèrent, déforment la réalité. Une discussion plus cadrée est nécessaire entre adulte et enfant.

2) Laissez parler votre enfant

Que sait-il ? Il est important d’écouter ce qu’il a compris. C’est aussi un moyen de le libérer de cette charge émotionnelle plus ou moins forte selon la sensibilité des enfants.

3) Adaptez votre discours

Tout d’abord, votre discours doit être adapté à l’âge de votre enfant. Le choix des mots doit rester simple pour les plus petits. En-dessous de 3 ans, l’enfant ne comprendra pas l’information, il n’est pas nécessaire de l’effrayer avec une réalité qui le dépasse. À partir de 3 ans, vous pouvez évoquer les faits sans entrer dans les détails dramatiques. « Des méchants ont fait du mal aux gentils. La Police les a attrapés. Les gens sont tristes et moi aussi. »

4) Rassurez votre enfant

La peine qu’il ressent est normale. Les adultes aussi sont chamboulés. Ce qui est important à ce stade demeure de réconforter votre enfant, de le rassurer pour qu’il reprenne le cours de sa vie. La journée, à l’école, des adultes veillent sur sa sécurité. Le soir, vous, parents, êtes là pour le câliner et lui faire oublier le drame ambiant vécu quel qu’il soit.

Les événements qui ont secoué la France récemment aussi dramatiques soient-ils demeurent rares. Dites-le à votre enfant pour lui faire comprendre qu’il ne doit pas rester dans sa bulle à avoir peur de tout. Bien au contraire, il doit vivre !

4) Conservez vos habitudes

Le coucher est un moment clé, il doit se faire dans la sérénité. Pour que votre enfant soit disposé à dormir paisiblement, vous pouvez lui lire une histoire, jouer un peu avec lui, le bercer avec votre voix douce. Il a besoin d’un cadre rassurant pour lâcher prise et intégrer l’information. Prenez du temps pour lui, parlez et soyez présent : c’est la meilleure solution pour aider votre enfant.

5) Détectez toute tristesse trop envahissante

Il est normal qu’un enfant soit perturbé par des informations dramatiques. En revanche, si cela le réveille la nuit ou qu’il pleure en continu le soir ressassant sa peur ou sa douleur, deux ou trois séances chez un psychologue peuvent l’aider à franchir cette période difficile. Mieux vaut traiter la tristesse à la racine avant qu’elle ne s’enracine pour créer des ramifications plus profondes

Auteur : Anne-Lise Pernotte

Anne-Lise Pernotte est rédactrice en chef de cotebebe.fr et free-lance dans le digital. Passionnée par le web, l'écriture et l'univers de la petite enfance, elle souhaite apporter un accompagnement bienveillant et éclairé aux futurs et jeunes parents. Elle est aussi l'auteure du premier livre feelgood dédié à la parentalité tardive "avoir un enfant à 40 ans (ou presque)"

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