Phobie scolaire : comment lui faire accepter la maternelle ?

La rentrée en maternelle est faite, mais…. PtitChou ne veut plus y aller, et les pleurs se multiplient….

On sait toutes que c’est un gros changement l’entrée à la maternelle… On a bien préparé Mini, mais une fois la réalité là, à affronter chaque matin, c’est une autre paire de manches…

Avant de s’angoisser, faisons un petit point sur quelques astuces simples de réassurance et de sérénité !

Votre enfant développe des angoisses et petit comme il est, ce n’est pas toujours facile de détecter ce qui ne va pas : un camarade qui l’ennuie, une maîtresse une peu « pète-sec » qui le déstabilise, la séparation d’avec vous qui est quasi insurmontable… ? A 3 ou 5 ans on n’est pas encore bien sûr de soi, la collectivité parfois est une première expérience (sauf pour les anciens de la crèche !).

D’accord mais quand le chemin vers l’école devient un calvaire, quand les nuits sont entrecoupées de cauchemars et de pipi au lit (pour les plus grands des petits) alors que Petit Chéri est propre depuis longtemps… il faut prendre le taureau par les cornes… !

Quelques conseils de base

  • En priorité, il faut être persuadé soi-même que l’expérience de la sociabilisation au plus jeune âge est une chance pour votre enfant. Il est donc bien de le lui verbaliser, de lui expliquer que ce n’est pas pour le « mettre » de côté mais bien parce que c’est comme ça qu’il va se construire, en plus de tout ce qu’il apprend au sein même de votre foyer : la fameuse complémentarité de l’éducation parentale et de l’apport pédagogique des enseignants !
  • Il se peut qu’en lien avec la maîtresse vous puissiez aménager son premier trimestre, et ne le déposer à l’école que le matin. De cela vous en parlez avec votre Petitou, en lui posant des objectifs, et pas des impératifs ! “Après les vacances, tu seras prêt et capable de rester la journée entière… et tu sais Maman sera fière et toi aussi tu seras drôlement content !” Toujours verbaliser… Il est petit mais son cerveau et son subconscient emmagasinent les informations… C’est très utile pour plus tard, son discernement, sa capacité à faire ses choix !
  • Sans tomber dans la culpabilisation, il est bon aussi de lui raconter ce que vous faites quand il est à l’école (et non pas.. quand il n’est pas avec vous ! Ce n’est pas du tout la même chose !). Il va intégrer que vous travaillez, ou bien que vous vous occupez de la maison, du petit frère… S’il est enfin persuadé que l’entrée à l’école n’est pas une mise à distance pour votre bien-être…. ça devait aller beaucoup mieux !

L’enfant qui comprend que chacun peut avoir une vie en parallèle de celle de la « famille » et que cela ne change en rien les liens d’amour entre les membres… c’est tout gagné ! Votre indépendance expliquée l’aidera à aller de lui-même vers sa propre autonomie positive !

Essayez au maximum d’amener vous-même Babychou à l’école !

  • Le must c’est que ce soit également vous qui le récupériez le soir… Ainsi il voit bien que vous n’avez pas raconté des fadaises ! On se quitte pour apprendre, travailler, grandir, et on se retrouve pour les câlins, le repas en famille, l’histoire du soir… (bien sûr, parfois ce n’est pas possible, alors il faut intégrer très tôt la personne qui le gardera chez vous, afin qu’il la considère également comme un relais à qui il pourra « débriefer » sa journée.).
  • Pour les parents souvent en déplacement, donc peu présents, il est chouette de mettre en place un cahier pour que chaque jour, si l’enfant veut, il dessine ou plus tard il écrive sa journée, comme un cahier de bord, que Papa ou Maman pourra dévorer en revenant de son voyage d’affaire. On peut imaginer plein de petites habitudes qui rassurent !
  • Toujours rappeler toutefois qu’on pense les uns aux autres, que l’on est ravis le soir venu de faire le tour de tout le monde pour connaître la teneur de la journée ! Cette phase complexe dans la découverte d’une autre vie en dehors des parents et de la maison, est souvent décisive pour une capacité d’adaptation future !

Diverses astuces

  • Préparer avec l’enfant ses vêtements pour le lendemain.
  • lui accrocher un grand semainier avec des couleurs pour qu’il visualise les moments « séparés » et ceux « ensemble »…
  • Si votre petit mange à la cantine, se procurer en avance les menus de la semaine, pour pouvoir envisager avec lui ceux du soir à la maison. Tout ce qui ne sera pas source de conflits ou de frustration favorisera l’acceptation de sa nouvelle situation d’écolier…

Bien entendu, si les crises sont toujours tenaces, que son moral ne remonte pas et que par exemple, l’énurésie devient également diurne, aller consulter est une solution, et ce n’est pas du tout honteux. Ce n’est pas à cause de vous, ou à cause de lui… Juste des alignements à trouver en famille, et avec l’enseignant également.

Dans la majorité des situations, après la Toussaint, tout rentre dans l’ordre.  Alors … courage !

 

Auteur : Anabelle Martinez

Ex-éducatrice auprès de jeunes enfants, Anabelle Martinez est aujourd'hui rédactrice web chez Semantics et accompagne les entreprises dans le développement de leur présence digitale.

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