Le Père Noël : faut-il entretenir le mythe ?

P’tite Cerise a seulement 3 ans, et, comme beaucoup de parents, vous vous demandez si la laisser croire au Père Noël est une bonne chose.

En réalité, il n’existe pas de réponse parfaite à la question. Chaque parent gère les péripéties du bonhomme rouge comme il l‘entend. Ce qui semble important, c’est de demeurer bienveillant avec ce mythe et de l’encadrer avec le plus de respect possible.

Le constat

Le Père Noël fait partie intégrante de notre culture. Il est profondément ancré dans nos racines.
Avant 5 ans, les enfants sont projetés dans deux mondes : un univers imaginaire et la vie réelle. Ils ont du mal à distinguer les deux et c’est précisément sur cela que joue le mythe du Père Noël. P’tite Cerise y croit, du haut de ses 3 ans.

Dans un monde où la barbarie ne cesse de franchir des limites, ériger un symbole d’empathie et de générosité permet d’entretenir la magie…pour un temps, au moins.

Faire perdurer le mythe dans la bienveillance

Oui, nous mentons à nos enfants.

Mais nous le faisons parce que nous voulons les préserver de la dureté du monde et leur faire vivre une parenthèse enchantée pendant quelques années. Afin d’être moins catégorique sur l’existence du Père Noël tout en laissant la porte ouverte à l’imaginaire, vous pouvez miser sur le conditionnel :

– «  tu sais, P’tite Cerise, on raconte que circulerait dans le ciel un Monsieur habillé d’un grand manteau rouge… »

Ainsi, l’emploi du conditionnel laisse planer le doute. A 3 ans, P’tite Cerise est trop jeune pour souligner les incohérences du récit. Mais plus tard, quand elle émettra des doutes et demandera le bien-fondé de l’existence du Père Noël, vous pourrez lui retourner la question : « qu’en penses-tu ? »

Rester dans la bienveillance au regard de ce mythe, c’est aussi respecter la peur de l’enfant

En effet, entre 2 et 4 ans, il n’est pas rare de voir un p’tit loup terrifié à l’idée d’approcher le Père Noël. Il faut dire qu’avec sa carrure imposante, il peut effectivement effrayer les plus jeunes. Il s’agit alors de rassurer l’enfant, en le laissant observer de loin ce qui se passe. Lorsqu’il constatera que les autres enfants s’amusent et apprécient le moment, il se sentira plus en sécurité.

Par rapport aux cadeaux, il est important de ne pas se servir du Père Noël comme moyen de pression. Asséner des phrases du style :  P’tite Cerise, si tu n’es pas sage, tu n’auras pas de cadeau », c’est lui procurer une source de stress pour rien. Mieux vaut adopter une attitude bienveillante et aider votre enfant à faire preuve de patience ; confectionnez ensemble, par exemple, un calendrier de l’avent, pour un décompte journalier du temps. Cela vous permettra de faire quelque chose ensemble et d’apprendre à P’tite Cerise les vertus de la patience.

En fonctionnant ainsi, vous partagez la magie de Noël tout en inculquant à votre enfant des valeurs importantes. Vous créez des souvenirs positifs.

Par contre, le Père Noël n’est pas le Père Fouettard. On ne doit pas lui attribuer un rôle d’arbitre en l’associant à des menaces du style « si tu es vilain, tu n’auras aucun cadeau ». C’est incohérent et préjudiciable pour l’enfant.

Cela reste un mensonge, tout de même !

Il est vrai que d’un point de vue réel, le Père Noël est un mythe. Mais faire croire à son existence, c’est vouloir offrir un peu de magie tant que c’est encore possible. P’tite Cerise, du haut de ses 3 ans, assistera enchantée au spectacle entourant la venue du Père Noël. Elle ne se préoccupe pas encore du côté mensonger de l’affaire. Cela viendra bien assez vite…

Au final, chaque parent est libre de vouloir entretenir le mythe ou de l’évincer en fonction de son ressenti sur le sujet.

Auteur : Alexandra Le Dauphin

Alexandra Le Dauphin est rédactrice web chez Drôle de Plume et auteure de 3 ouvrages "Célibataire, faut pas t'en faire", "Au boulot Chômette "et "Matéli fait son tri".

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