Parentalité positive #1 : le temps de retour au calme à la place du coin

Les colères de nos enfants… Des moments souvent désagréables qu’il n’est pas aisé de gérer.

Les cris, les pleurs, les hurlements, les coups parfois, nous font sortir de nos gonds et on voudrait tout faire pour que cela cesse. Évidemment, il n’est pas agréable d’avoir à faire face à de tels comportements. Cependant, si l’on souhaite trouver des issus positives à ces crises, il faut dans un premier temps, prendre conscience de différentes choses.

Premièrement, il faut accepter que son enfant puisse ressentir de la colère.

Nous aussi, nous sommes parfois en colère, alors pourquoi irions-nous interdire à notre enfant de l’être? Notre rôle est d’avantage de l’accompagner dans la gestion de l’expression de cette colère, mais sûrement pas de brimer l’émotion de colère.

Deuxièmement, il nous faut nous détacher de nos pensées automatiques…

Non, quand notre tout petit ressent une frustration et l’exprime haut et fort, il ne le fait pas pour nous embêter, il ne fait pas un caprice non plus. Quand un enfant est frustré, est face à une interdiction… et bien il ressent réellement de la colère et de la frustration. Cependant, avant qu’il ne soit capable d’adopter un comportement « adapté » face à ses émotions, il faudra attendre quelques années !

Mais, pour sortir d’une situation de colère, il existe des outils, non-violents et bienveillants, qui permettent de guider l’enfant sans risquer d’abimer son estime de lui-même.

  • Dans un premier temps, il faut se sentir soi-même capable d’accueillir cette colère. Si ça n’est pas le cas et qu’on se sent « dans le rouge », mieux vaut aller boire une verre d’eau, aller souffler un coup, crier dans un coussin... Bref, trouver quelque chose pour faire redescendre la pression avant d’aller vers son enfant.
  • Ensuite, il est important de se connecter à lui, tout d’abord sans parler. Cela peut être par le regard, par une main posée sur l’épaule par exemple. A ce stade, il est inutile de parler, de tenter de raisonner son enfant… il est souvent dans un tel état d’énervement qu’il est tout simplement incapable d’entendre quoi que ce soit.
  • Lorsque le contact est renoué, on peut alors lui refléter ce qu’on ressent de son état, en lui disant par exemple : « Je te sens très énervé ». L’enfant va ainsi se sentir compris et entendu. Et c’est très important! Utiliser un vocabulaire émotionnel adapté est primordial. Cela permettra à l’enfant par la suite de pouvoir de lui-même mettre des mots sur ce qu’il ressent. Bien entendu, cela n’a rien de miraculeux… il ne faut pas s’attendre à ce que l’enfant cesse immédiatement sa colère ! Ce serait trop beau ! Non, souvent il faut combiner plusieurs outils. Mais cette première phase est primordiale.
  • Une fois que l’on s’est connecté à son enfant, que l’on a entendu son (ses) émotion (s), on peut utiliser des supports externes pour l’aider à dépasser sa colère. La bouteille de retour au calme est un bon outil par exemple. C’est une bouteille remplie d’eau et de paillettes que l’on retourne pour regarder retomber les paillettes. C’est souvent très apaisant… et pas que pour les enfants ! Mais ça n’est pas le seul outil. On peut mettre en place un coussin de colère (très utile avec les plus petits qui ont tendance à taper lorsqu’ils sont très contrariés), des cartes des émotions, aménager un « coin de colère » où l’enfant pourra se décharger de sa colère… De nombreux sites et blogs proposent de chouettes idées, mais nous pouvons aussi faire confiance à notre imagination de parents ! Nous sommes souvent plein de ressources insoupçonnées.

 

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Auteur : Maud Pineau

Maud Pineau est assistante maternelle et auteure du blog Les tribulations d'une Maman Mammouth, pro maternage et éducation bienveillante.

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